CHATEAUBRIAND François René, vicomte de
     I - Eléments biographiques II - Principaux apports III - Bibliographie sélective        

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Dernière mise à jour : 06/04/2006


 

 
I - éléments biographiques  
 


Né à Saint-Malo le 4 septembre 1768- mort à Paris le 4 juillet 1848

Ecrivain français

Ce célèbre écrivain français doit plus sa réputation à ses œuvres romantiques toutes entières bâties autour de la haute idée qu’il avait de lui-même qu’à sa carrière politique, faite plus de refus que d’accomplissement.

Cadet d’une famille de la noblesse bretonne, il préfère l’armée de terre à la marine et sert au régiment de Navarre de 1786 à 1789. L’esprit révolutionnaire qui sévit alors dans le pays le convainc d’aller conserver sa tête en visitant les nouveaux Etats-Unis d’Amérique du Nord. Il tirera de ses voyages deux romans célèbres René (1802) et surtout Atala en 1801 (cycle des Natchez). Son Génie du Christianisme (1802) a l’opportunité d’être publié au moment ou Bonaparte règle la question religieuse par une politique concordataire. Remarqué, il est nommé secrétaire d’ambassade à Rome (1803) où il se fait vite détester par l’ambassadeur en titre, le cardinal Fesch. Fontanes le fait alors nommer ambassadeur auprès de la République sœur du Valais (fin novembre 1803). Il démissionne rapidement et voyage jusqu’à Jérusalem.

Revenu à Paris, il fait paraître divers textes hostiles, de façon voilée, à l’Empire. Napoléon ne l’envoi néanmoins pas en exil comme Mme de Staël.

Sous la Restauration, il fait partie des ultra-royalistes. Après une carrière d’ambassadeur à Berlin (1820-1822) puis à Londres (1822), il devient ministre des Affaires étrangères (décembre 1822-juin 1824). Insupportable et détesté, il est écarté du ministère et devient alors membre de l’opposition libérale qu’il avait durement contré à la Chambre.

Dès son vivant sa renommée littéraire est immense et dépasse de très haut sa carrière politique. Il est un modèle pour la génération romantique. Le jeune Victor Hugo avait déclaré vouloir « être Chateaubriand ou rien ». Il a terminé sa carrière en préparant la publication post-mortem de son chef-d’œuvre, ses Mémoires d’outre-tombe.
 
II - Principaux apports à la science des finances  
 


L’apport du parlementaire Chateaubriand aux Finances publiques n’est en fait que négatif, en ce sens qu’il a défendu pendant la période de formation des Finances publiques française classiques - inséparables des débuts de parlementarisme moderne dans ce pays - une vision parfaitement absolutiste que son « ennemi » (en gloire) Napoléon n’aurait pas renié.

Alors que les parlementaires (que ce soit B. Constant et l’opposition libérale ou à l’autre bord les conservateurs soucieux de contrôler le gouvernement) tendent à développer le pouvoir budgétaire des chambres, Chateaubriand se signale par son opposition à la proposition d’immixtion du parlement dans la préparation du budget faite par Benjamin Constant. Il déclare alors : « le budget doit être fait par un ministère et non par les Chambres ». Il défend ainsi la prééminence gouvernementale dans les questions financières - prééminence qui a atteint son apogée en France pendant l’Empire – alors que l’histoire va dans le sens d’une imitation du modèle parlementaire anglais. Sa position en matière de préparation budgétaire est cependant pertinente en ce qu’elle s’est imposée, le pouvoir budgétaire parlementaire s’étant, quant à lui, plutôt développé dans le domaine du détail de l’autorisation budgétaire avec l’instauration du principe de la spécialité budgétaire.
 
 
III - Bibliographie sélective  
 


A - œuvres de Chateaubriand

  • œuvres politiques
  • Mémoires d’outre-tombe
  • Correspondance générale , Paris, Gallimard, 1977-…
B- Ecrits relatifs à Chateaubriand

Sans être comparable à celle consacrée à son ennemi en gloire, Napoléon, les écrits relatifs à Chateaubriand sont innombrables. Bien peu cependant évoquent son apport – mineur - aux Finances publiques. Appuyés notamment sur la notice bibliographique qui lui est consacré par R. Rincé dans le Dictionnaire des Littératures de langue française de J.-P. de Beaumarchais, D. Couty et A. Rey, Paris, Bordas, 1987, (tome 1, pp. 457-458), nous retiendrons :

Bottin ( M.), Histoire des Finances publiques, Paris, Economica, Poche, Finances publiques, n°3, 1997, p.70.

Cassagne (A.), La Vie politique de Chateaubriand , Paris, Plon, 1911

Dupuy, Georgel et Moreau, Politique de Chateaubriand, Paris, A. Colin, 1967 (synthèse et choix de texte)

Durry (M.-J.), La vieillesse de Chateaubriand , 2 vol., Paris, Ed. du divan, 1933

Maurois (A.), Chateaubriand, Paris, Grasset, 1938

- , René ou la vie de Chateaubriand, Paris, Grasset, 1956

Guillemin ( H.), L’Homme des Mémoires d’outre-tombe, Paris, Gallimard, 1964

Lelièvre (M.), Chateaubriand polémiste, 1983

Reboul ( P.), Chateaubriand et le « Conservateur », Presses Universitaires de Lille, 1973